Le sanctuaire antique s'était vraisemblablement concrétisé autour d'une source vénérée pour ses vertus thérapeutiques dès l'époque gauloise. Des ex-voto témoignent de ces pratiques cultuelles et sont présentés au musée archéologique de Guiry-en-Vexin. Le sanctuaire A connu plusieurs états entre le début de notre ère et son abandon au Ve siècle. Il comprend : 
Stacks Image 117
Le temple principal 
Temple et source se trouvaient au centre d'une aire sacrée, «
le téménos », délimitée par un mur d'enceinte, le péribole, à laquelle on accédait par un portique ouvert vers l'Est. La particularité du temple principal est de présenter deux « cellae » accolées qui abritaient chacune une divinité. Il pouvait s’élever de 25 à 30 m suivant les restitutions. 
Le théâtre 
Le théâtre est adossé au coteau et ouvert vers le Nord. Occupant au sol un demi-cercle d'environ 110 m de diamètre il pouvait contenir environ 4 000 places disposées sur des gradins en pierre. A l'Est, les contreforts formaient des niches et des alvéoles aménagées en habitations au IVe siècle. 
Stacks Image 43
Stacks Image 51
Les bâtiments « secondaires » 
Plusieurs bâtiments ont été repérés autour de ce centre architectural, tant au fond du vallon que sur les plateaux alentours. A l'Est du théâtre, le bâtiment dénommé « Pavillon » par Pierre Orième était équipé d’hypocaustes (système de chauffage par le sol). A l'Ouest de l'aire cultuelle, les vestiges mis au jour témoignent d'une organisation urbaine avec des bâtiments d’habitation de part et d'autre d'un axe de voirie Nord-Sud. Au IIIe siècle, une élévation du niveau de la nappe phréatique et des inondations fréquentes, entraînent l'abandon progressif de l'occupation en fond de vallon.